Cette étude fait ressortir deux points essentiels. Le premier est que l’Open Source progresse sur le terrain de la crédibilité. Cela se traduit par un élargissement des usages, qui touchent désormais des applications critiques et/ou métier, et par une reconnaissance de qualités de robustesse, de flexibilité et de performance qui viennent s’ajouter au coût comme critères de choix des logiciels. Le deuxième enseignement majeur est que les entreprises adoptent de plus en plus des approches inspirées de l’Open Source en matière de développement et de gestion de leur patrimoine logiciel.
Ces résultats viennent conforter une conviction de longue date de Bull : l’Open Source n’est pas seulement une alternative aux logiciels commerciaux traditionnels, mais c’est un mouvement qui est en train de changer l’informatique d’entreprise en profondeur. C’est une révolution silencieuse mais inexorable qui s’opère à deux niveaux correspondant précisément aux deux grands axes d’expansion mis en évidence par l’étude Forrester : la maturité technologique et les méthodes de développement.
En matière de technologie, l’Open Source est en train d’imposer progressivement l’idée que pour de nombreuses tâches logicielles la meilleure réponse est un composant générique, standard, maintenu par une communauté d’experts attentifs et réutilisable à volonté. Ni les éditeurs ni les entreprises utilisatrices n’ont l’envie, le besoin ou les moyens de passer du temps à re-développer certaines fonctions basiques alors qu’il en existe d’excellentes à disposition. Et ce constat gagne les niveaux supérieurs de la chaîne technologique, jusqu’aux outils applicatifs ou d’infrastructure. La question que pose implicitement l’Open Source est celle de la valeur ajoutée : fournisseur ou utilisateur, chacun a intérêt à contribuer au développement collectif de briques élémentaires communes et fiables afin de pouvoir concentrer un maximum d’efforts là où se trouve l’essentiel de la valeur, c’est-à-dire dans la conception de systèmes répondant à des besoins métiers spécifiques. À mesure que le modèle Open Source fait la preuve de sa pertinence et de son efficacité, cette conviction se généralise, conduisant à la création de communautés métiers et/ou techniques de plus en plus nombreuses.
L’une des conséquences essentielles de cette maturation des techniques et des mentalités est que l’on va assister à l’émergence d’une offre, mais aussi d’une demande, en complément des logiciels commerciaux traditionnels. Deux segments se dégagent. D’une part apparaissent déjà des « éditeurs Open Source », qui s’appuient sur leur savoir-faire métier pour proposer des outils « low cost », entièrement conçus à partir de composants libres, d’excellente qualité, et qui rendent un service simple mais efficace. D’autre part, on va trouver des intégrateurs haut de gamme, comme Bull, qui s’appuieront sur les méthodes et les logiciels Open Source pour élaborer des solutions complexes, à forte valeur ajoutée, sur mesure mais évolutives, tout en gardant la capacité à monter en volume pour un coût raisonnable – le calcul haute performance en est un bon exemple. Bull comme sa filiale science + computing récemment acquise le démontrent tous les jours. Grâce au développement de ces offres, les entreprises et les administrations vont par conséquent disposer d’un choix de solutions logicielles considérablement élargi.
Le second apport de l’Open Source, peut-être plus fondamental encore, c’est la généralisation de ses méthodes de développement qui gagnent désormais les projets d’entreprise. L’étude Forrester montre par exemple que 47 % des entreprises interrogées ouvrent leur code source au-delà de l’équipe projet ou encore que 43 % ont créé des communautés internes autour de leurs composants logiciels propres. Le monde Open Source a en effet spontanément élaboré des bonnes pratiques de développement collectif dont l’efficacité est chaque jour démontrée par la rapidité et la réactivité des projets et la qualité des logiciels produits. Transposée dans l’entreprise, ces pratiques introduisent une véritable rupture avec l’approche linéaire traditionnelle. Celle-ci consiste à découper les projets en tronçons qu’il faut ensuite assembler, avec toutes les difficultés que cela représente. C’est ce qui a conduit au développement de l’offshore, qui permet de confier certaines tâches à des ressources lointaines et moins coûteuses. Avec la déclinaison projet de l’approche Open Source, on bénéficie au contraire pleinement de l’effet de réseau et de l’enrichissement progressif de la solution par les contributeurs. Ceci permet par exemple d’identifier très vite les dérives, de répercuter immédiatement les changements, de faire intervenir ponctuellement des experts techniques ou métier… En annonçant Virtual Shore™, une approche projet industrialisant cette pratique, Bull met toute la puissance de l’Open Source au service du développement des applications d’entreprise. Virtual Shore permet de rassembler toutes les compétences autour d’un outil commun, l’usine de développement NovaForge™, pour améliorer la communication entre les intervenants, l’articulation entre les différentes parties du projet et le respect collectif des grandes contraintes de coûts, de délais et de qualité.
Dans un contexte où les entreprises sont amenées à sans cesse devoir introduire de nouveaux services, à adopter au plus vite de nouvelles technologies, à intégrer les requêtes permanentes des métiers tout en respectant des exigences toujours accrues de coûts et de délais, Virtual Shore s’impose comme une réponse parfaitement adaptée. Avec la double révolution des technologies et des méthodes issues de l’Open Source, entreprises et administrations ont ainsi à leur disposition des moyens nouveaux et efficaces pour répondre aux défis qui leur sont posés quotidiennement.

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